Femme appliquant la technique underpainting pour un teint naturel

Underpainting : la technique makeup simple pour un teint sculpté naturellement

L’underpainting est une technique de maquillage du teint qui consiste à appliquer le contouring, l’anti-cernes, parfois le blush ou l’illuminateur, avant le fond de teint. Le but est simple : sculpter le visage en douceur, puis déposer une fine couche de fond de teint par-dessus pour fondre le tout et obtenir un résultat plus naturel.

En clair, au lieu de poser ton fond de teint puis de “dessiner” les ombres par-dessus, tu travailles d’abord les volumes du visage. Ensuite, le fond de teint vient unifier sans tout cacher. C’est ce qui donne cet effet teint frais, sculpté, mais pas trop maquillé.

Cette technique a beaucoup circulé sur les réseaux sociaux, notamment avec les maquillages de teint très naturels et lumineux popularisés par des maquilleurs professionnels comme Mary Phillips, connue pour travailler les volumes avant l’unification du teint.

C’est quoi l’underpainting en maquillage ?

L’underpainting est une technique de maquillage inspirée d’une logique assez simple : on construit les ombres et les lumières sous le fond de teint, comme une base de sculpture. Le contouring est placé sur les zones que l’on veut creuser ou affiner, l’anti-cernes sur les zones à illuminer, puis le fond de teint vient harmoniser l’ensemble.

Le mot “underpainting” vient de l’univers artistique. En peinture, il désigne une première couche qui prépare les volumes, les contrastes et la lumière avant les détails finaux. En maquillage, l’idée est très proche : on prépare le relief du visage avant d’unifier la peau.

Le résultat recherché n’est pas un contouring marqué avec des traits visibles. Au contraire, l’objectif est d’obtenir un teint plus subtil, comme si les ombres venaient naturellement du visage.

Résultat final d’un underpainting avec teint sculpté naturel

Pourquoi l’underpainting donne un teint plus naturel ?

L’underpainting fonctionne bien parce qu’il repose sur deux principes : les couches fines et l’estompage progressif.

Quand tu poses ton contouring directement sur le fond de teint, le contraste peut vite devenir visible. Si la teinte est un peu trop froide, trop foncée ou mal estompée, le résultat se voit immédiatement. Avec l’underpainting, le fond de teint posé ensuite agit comme un voile correcteur. Il adoucit les contours, floute les démarcations et rend le maquillage plus diffus.

C’est aussi une technique intéressante si tu aimes les teints légers. Elle permet de donner du relief sans forcément accumuler beaucoup de matière. Et c’est précisément ce qui fait la différence entre un teint travaillé et un teint chargé.

Une technique basée sur les couches fines

Le secret de l’underpainting, ce n’est pas d’utiliser beaucoup de produit. C’est même l’inverse. Plus les couches sont fines, plus le résultat est joli.

Il vaut mieux poser peu de contouring, bien l’estomper, puis ajouter un peu de matière si nécessaire. Une fois le fond de teint appliqué, il est toujours possible de réchauffer légèrement le teint avec un voile de bronzer ou une touche de blush.

Un contouring moins visible, mais plus fondu

L’intérêt principal de cette méthode, c’est le rendu fondu. Les ombres ne sont pas posées “sur” le maquillage, elles semblent venir de dessous. Cela donne un effet plus doux sur les pommettes, les tempes, la mâchoire ou le nez.

C’est une très bonne option si tu veux structurer ton visage sans avoir ce côté très maquillé que peut parfois donner le contouring classique.

Underpainting ou contouring classique : quelle différence ?

underpainting

L’underpainting n’est donc pas forcément “mieux” que le contouring classique. Il répond simplement à une envie différente : un teint sculpté, mais plus discret.

Comment faire un underpainting étape par étape ?

1. Préparer la peau

Commence par une peau propre et bien hydratée. C’est une étape essentielle, surtout si tu utilises des produits crème. Une peau sèche ou mal préparée peut accrocher la matière, créer des plaques ou rendre l’estompage plus compliqué.

Applique ta crème hydratante, laisse-la pénétrer quelques minutes, puis ajoute une base si tu en utilises habituellement. Pour un rendu naturel, évite les bases trop épaisses qui peuvent faire glisser les produits.

2. Placer le contouring

Utilise un contouring crème ou liquide, dans une teinte légèrement plus foncée que ta peau. L’idéal est de choisir une nuance ni trop orange, ni trop grise. Pour sculpter, place le produit :

  • sous les pommettes ;
  • sur les tempes ;
  • le long de la mâchoire ;
  • légèrement sur les côtés du nez si tu veux l’affiner ;
  • sous la lèvre inférieure pour donner un petit effet de volume.

Ne trace pas des lignes trop épaisses. Quelques touches suffisent. Le but est de créer une ombre douce, pas de redessiner complètement le visage.

3. Ajouter l’anti-cernes et la lumière

Pose ensuite ton anti-cernes sur les zones que tu veux illuminer : coin interne de l’œil, dessous de l’œil, centre du front, arête du nez, menton. Là encore, inutile d’en mettre trop.

Tu peux aussi ajouter une petite touche d’illuminateur crème sur le haut des pommettes si tu veux un effet glowy. Mais si ta peau a tendance à briller, garde la main légère.

4. Estomper sans tout mélanger

C’est l’étape la plus importante. Estompe chaque zone en gardant les produits à leur place. Le contouring doit rester dans les zones d’ombre, l’anti-cernes dans les zones de lumière.

Utilise une éponge légèrement humidifiée pour un rendu très fondu, ou un pinceau dense pour plus de précision. Tapote plutôt que frotter. Si tu fais de grands mouvements, tu risques de déplacer toute la matière et de perdre l’effet sculpté.

5. Appliquer le fond de teint en voile léger

C’est ici que l’underpainting prend tout son sens. Applique une fine couche de fond de teint, de préférence léger à moyen, avec une éponge ou un pinceau souple.

Évite les fonds de teint très couvrants si tu veux garder l’effet sculpté. Une couvrance trop forte risque de masquer tout le travail réalisé en dessous. L’idée est d’unifier, pas d’effacer.

Tu peux aussi utiliser une BB crème, une skin tint ou un fond de teint sérum si tu veux un rendu encore plus naturel.

6. Ajuster avec blush et poudre

Une fois le teint unifié, observe le résultat. Si tu trouves que le visage manque un peu de fraîcheur, ajoute une touche de blush crème ou poudre sur les pommettes. Si certaines zones brillent trop, poudre uniquement la zone T : front, nez, menton.

Évite de poudrer tout le visage si tu veux garder un rendu lumineux. L’underpainting est particulièrement joli quand la peau garde un aspect vivant, souple et naturel.

Conseil pratique : si ton contouring disparaît complètement après le fond de teint, c’est souvent que ton fond de teint est trop couvrant ou que tu as trop estompé avant de l’appliquer.

Quels produits utiliser pour réussir son underpainting ?

Pour réussir un underpainting, les textures crème et liquide sont généralement les plus faciles à travailler. Elles se fondent mieux entre elles et donnent un résultat plus naturel que les poudres appliquées directement en dessous.

Un bon kit de départ peut être très simple : un contouring crème, un anti-cernes, un fond de teint léger et un blush crème. Pas besoin d’avoir dix produits.

Pour le contouring, choisis une teinte adaptée à ta carnation. Sur peau claire, une nuance taupe ou beige froid fonctionne souvent mieux qu’un marron orangé. Sur peau médium à mate, les tons caramel, moka ou brun neutre peuvent être très jolis. Sur peau foncée, il faut une teinte assez profonde pour créer un vrai contraste sans devenir terne.

Côté outil, une éponge donne un rendu plus diffus. Le pinceau, lui, permet de garder plus d’intensité. Si tu débutes, commence avec une éponge : elle pardonne davantage les petits excès.

Les erreurs fréquentes à éviter

La première erreur, c’est d’utiliser trop de produit. L’underpainting doit rester léger. Si tu poses une grande quantité de contouring, d’anti-cernes et de blush avant le fond de teint, tu risques d’obtenir un teint épais au lieu d’un résultat naturel.

La deuxième erreur, c’est de choisir un fond de teint trop couvrant. Si le fond de teint cache tout, la technique perd son intérêt. Privilégie une texture fine, modulable, qui laisse deviner le travail des ombres en dessous.

La troisième erreur, c’est de mal estomper les bordures. Même si le fond de teint vient adoucir, les démarcations trop nettes peuvent rester visibles, surtout près de la mâchoire, du nez ou des tempes.

Enfin, attention aux produits mal compatibles. Certaines textures se mélangent mal entre elles : par exemple, une base très siliconée avec un produit crème très gras peut bouger dans la journée. Pour éviter ça, teste la combinaison sur une petite zone avant de l’adopter pour un maquillage complet.

L’underpainting convient-il à toutes les peaux ?

Oui, l’underpainting peut convenir à la plupart des peaux, à condition d’adapter les produits.

Sur peau sèche, mise sur une bonne hydratation, des textures crème souples et un fond de teint lumineux. Évite de trop poudrer, car cela peut marquer les zones de sécheresse.

Sur peau grasse, privilégie des textures longue tenue, un fond de teint léger mais stable, et une poudre appliquée seulement sur les zones qui brillent vite. Tu peux aussi fixer légèrement le contouring crème avant le fond de teint, mais avec beaucoup de finesse.

Sur peau mature, l’underpainting peut être très flatteur si les couches restent fines. Trop de matière peut marquer les ridules. Le bon réflexe : peu de produit, bien fondu, avec une couvrance légère.

Sur peau à imperfections, la technique peut aussi fonctionner, mais il vaut mieux corriger localement les boutons ou rougeurs après le fond de teint, plutôt que de surcharger tout le visage dès le départ.

Pour les zones proches des yeux, il reste important d’utiliser des produits prévus pour cette zone et d’éviter les gestes brusques avec les pinceaux ou applicateurs. La FDA rappelle notamment que les cosmétiques pour les yeux doivent être utilisés avec prudence afin de limiter les risques d’irritation, de blessure ou de contamination.

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